Les Sources - Virton

Les Sources

Les tambours de la paix : 21 mars 2005.

Accueil par Monsieur Husse, directeur.

Bienvenue sur cette esplanade pour manifester une nouvelle fois pour la paix.
Nous ne sommes pas les seuls à battre tambour aujourd’hui, car plus de 30.000 tambours résonnent en ce moment dans notre pays et d’autres en France, en Colombie, au Cameroun et en Israël.

Nous avons choisi de manifester parce que nous croyons qu’il existe d’autres chemins que ceux de la violence, de la guerre, du terrorisme, des attentats.

Nous croyons qu’il existe des chemins de pardon, de partage, de douceur, de compréhension et de dialogue. Même si ces chemins sont difficiles, nous croyons qu’ils mènent à plus de justice entre les hommes

Nous croyons aussi qu’il faut battre tambour, tant contre la violence qui abîme le monde, que contre celle qui est proche de nous au quotidien.

Mais d’abord place aux élèves.

On vous souhaite tout le bonheur du monde
Et que quelqu’un vous tende la main
Que votre chemin évite les bombes
Qu’il mène vers de calmes jardins

On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd’hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l’ombre
Qu’il brille d’amour au quotidien

A vous,
enfants, parents, enseignants, représentants des autorités publiques,
je vous dis :
Merci de vous rassembler sur cette place.
Merci pour toutes vos énergies offertes en faveur de la Paix.

Aujourd’hui, battez Tambours de toutes vos forces!
Battez Tambour pour refuser la violence,
celle qui abîme le monde, celle qui existe dans votre école.
Battez Tambours pour qu’il y règne plus de respect, d’écoute et de dialogue.

Soyez conscient qu’à cet instant, des enfants battent aussi Tambours dans d’autres pays du monde. Comme vous, ils veulent faire entendre leur volonté d’un monde plus juste. Comme vous, ils appellent les adultes à lutter contre la violence.

Pour qu’ils soient entendus, ensemble, continuons de battre Tambours pour la Paix !

Cette année, il n’y a pas que les élèves et les professeurs de notre école qui veulent crier haut et fort leur rejet de la violence. Ce 21 mars, nous sommes accompagnés par des élèves de l’enseignement spécial de Saint-Mard.

Ensemble, par nos chants, nos danses, nos banderoles, nos réflexions, nous voulons rappeler l’article 38 des droits de l’enfant : « Les pays ne peuvent enrôler dans l’armée des enfants de moins de 15 ans. Ils doivent veiller à ce que ces jeunes ne participent pas directement aux hostilités de la guerre. »

Un monde où il y a moins de violence, c’est l’affaire de chacun, c’est la nôtre aussi. C’est tous les jours à la maison, en classe, dans les rangs, sur le terrain de foot, dans les rangs, dans la cour de récré, en gym…C’est y penser, ne pas oublier.

Pour ne pas oublier, battons tambours pour la paix !



Douceur,
Je dis : douceur
Je dis : douceur des mots
Quand tu rentres le soir du travail harassant
Et que les mots t’accueillent
Qui te donnent du temps.
Car on tue dans le monde
Et tout massacre nous vieillit.
Je dis : douceur
Pensant aussi
A des feuilles en voie de sortir du bourgeon,
A des cieux, à de l’eau dans les journées d’été,
A des poignées de main.
Je dis : douceur, pensant aux heures d’amitié,
A des moments qui disent
le temps de la douceur venant pour tout de bon.
Cet air tout neuf
Qui pour durer s’installera.

Eugène GUILLEVIC, éd. Seghers/R. Laffont


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