Les Sources - Virton

Les Sources

17 septembre : journée de la nature en 6ème année.

Jeudi 17 septembre nous avons été invités par les membres du contrat rivière Semois – Chiers ASBL à la journée de la nature consacrée à l’eau, aux forêts et à la non pollution (= à l’environnement).
Nous avons participé à plusieurs activités sur la journée : la pêche électrique, ensuite la réserve de nature dirigée.
Après, nous avons pris le repas de midi puis nous avons visité les captages et pour conclure la journée, nous avons pêché des invertébrés afin de nous rendre compte de la pollution de l’eau.

La pêche électrique

Le rôle des gardes forestiers – Protéger la nature (= les rivières et les forêts). – Protéger les animaux des braconniers. – Donner des P.V. à ceux qui jettent des déchets.

Nous avons assisté à une pêche électrique.
A quoi sert-elle ? Cette pêche permet de dénombrer la quantité et la variété des poissons qu’il y a sur 150 m de rivière.
Elle se pratique de l’aval vers l’amont.

On place un filet en amont (endroit où je me trouve) et on remonte le courant.
Cette pêche permettra de connaître la qualité de l’eau. Bien pratiquée, la pêche électrique permet de capturer les poissons sans nuire à leur santé.

Nous avons observé deux grandes familles de poissons.
Les salmonidés = poissons à deux nageoires dorsales dont la seconde est adipeuse, aimant les eaux fraîches et oxygénées, tel que le saumon, la truite, l’omble.
Les salmonidés forment une famille.

Les cyprinidés = poissons osseux d’eau douce, dépourvus de dents, répandus dans tout l’hémisphère Nord tels que la carpe, le barbeau.
Les cyprinidés forment une famille.

Qualité de l’eau

Grâce à la présence de certains poissons, nous pouvons connaître la qualité de l’eau.
Dans l’eau très polluée, nous avons beaucoup de chance de trouver des boches franches.
Quand nous apercevons des truites dans l’eau, cela signifie que l’eau est propre.
Ici, la rivière est propre.

Nous avons observé.

La truite : corps en fuseau, pédoncule caudal large, nageoire caudale non échancrée, robe avec points rouges et noirs. Espèce sédentaire des eaux pures bien oxygénées.
Se nourrit de proies vivantes : insectes aquatiques et aériens, crustacés, petits poissons.
Excellent poisson dont la chair est très appréciée.

Le gardon : yeux rougeâtres, nageoire dorsale et ventrale dans le même plan vertical. Espèce très commune, vivant en groupes. Les yeux visqueux sont collés aux pierres et aux plantes. Omnivore. Il est la base de la nourriture des brochets, des sandres et des perches. Avec la truite, c’est l’espèce la plus pêchée en Wallonie.

Le brochet : museau plat et large, corps fusiforme avec nageoire dorsale très en arrière. Habitant des eaux calmes, pour autant qu’il puisse disposer d’une végétation abondante où il s’abrite et se met à l’affût de ses proies.

La perche : poisson des lacs, des cours d’eau lents de l’hémisphère nord, à deux nageoires dorsales épineuses, vorace à chair estimée.

La loche : poisson de rivière à corps allongé.

Le chabot : poisson à grosse tête et à large bouche.
C’est un poisson qui vit dans les eaux douces et bien oxygénées.

Le vairon : petit poisson.

Le barbeau : poisson d’eau douce portant deux paires de barbillons, à chair estimée mais aux œufs toxiques. Famille des cyprinidés.

La réserve naturelle de la région de Meix-dvt-Virton

1. Nous avons visité une réserve naturelle.

Une réserve naturelle dirigée.

Cela veut dire que l’homme intervient dans la réserve pour qu’une espèce animale soit protégée : ici un papillon rare, orange à l’extérieur et bleu à l’intérieur des ailes.
Le but est qu’il se multiplie et qu’il se déplace afin de peupler d’autres territoires.

Si l’homme ne s’occupe pas de la réserve, celle-ci sera rapidement recouverte de buissons puis d’arbres.

2. La première réserve comprend une partie humide et une partie sèche. Certains animaux naissent dans la partie humide et terminent leur vie dans la partie sèche (des insectes).

3. On a mis trois vaches anglaises parce qu’elle ont un système digestif qui leur permet de digérer des plantes peu nourrissantes.
On les y a mises pour ne pas faucher l’herbe chaque année et détruire le milieu de vie des animaux de la réserve mais pour que certaine plantes ne deviennent pas trop dominantes.

4. Dans la prairie, on ne fauche l’herbe qu’un an sur deux afin de permettre à certaines chenilles de se reproduire.

5. Dans la carrière de l’autre côté de la route, on a enlevé les arbres et placé quatre chèvres, elles vivent là l’hiver aussi, et doivent empêcher les arbres de revenir. Il n’y a que quatre chèvres car elles doivent passer l’hiver et trouver leur nourriture.
Là, on trouve des abeilles solitaires. Elles creusent un tunnel dans le sable, pondent des œufs au fond, meurent dans le trou.
Les petits naissent, creusent leur propre tunnel et continuent le cycle. Là, on trouve des libellules d’eau froide.

6. Le long du chemin, on a vu une orchidée. Pas comme chez le fleuriste.

7. Dans une prairie, le guide nous a montré une plante favorite des larves ou des chenilles pour leur transformation. Une autre plante a développé une boule ronde qui protège les larve d’un futur insecte. Un insecte a pondu ses œufs dans la plante et celle-ci s’est mise à gonfler. Les larves se sont nourries de la plante avant de devenir des insectes qui ont pris leur liberté.

Visite des captages.

Quand il pleut, l’eau pénètre dans le sol et traverse les couches perméables.
Elle s’arrête quand elle rencontre la couche imperméable.
Cela forme des nappes phréatiques.

La terre, le sable et la pierre filtrent l’eau et la débarrassent de ses impuretés.
Les tuyaux enfoncés dans le sol captent l’eau et l’amènent dans une autre salle de captage.

Avec notre guide Alain, nous entrons dans la salle où coule l’eau qui sort du sol.
Il nous explique le trajet de l’eau avant qu’elle n’arrive dans nos maisons.
L’eau vient de la nappe phréatique puis est envoyée par un tuyau vers de grands réservoirs et à l’aide de deux pompes vers le château d’eau.
De là, elle ira dans les maisons.
C’est le principe de vases communicants.

Dans les vases communicants, les surfaces d’un liquide au repos sont dans un même plan horizontal.

C’est pour que l’eau puisse arriver dans toutes les maisons, qu’on construit le château d’eau à un endroit élevé.

Un grand tuyau transporte l’eau dans un 2ème bâtiment, celui des machines. D’abord, l’eau va dans de grandes cuves.
Ensuite, l’eau est envoyée grâce à un moteur vers le château d’eau. Il y a deux moteurs. Ceux-ci ne fonctionnent pas en même temps car cela prendrait beaucoup trop d’énergie.

Dans la salle de captage, on voit une partie de la couche perméable (du grès) d’où est extraite l’eau.
(photo)Cette eau provient directement du sol et est très bonne à boire.
Cette eau alimente la commune de Meix et une partie de Virton .

Les invertébrés

En fin de journée, nous avons découvert les invertébrés de la rivière.
Ceux-ci nous renseignent sur le degré de pollution de l’eau.

Il existe plusieurs sortes de pollution :
La pollution causée
 par les usines : pollution chimique, métaux lourds,
 par les agriculteurs : les engrais, les pesticides,
 par les égouts : la pollution domestique.

Munis d’une épuisette et d’un petit récipient, nous sommes partis à la recherche des invertébrés.
Plusieurs façons de procéder pour les trouver :
1. Lever les pierres ou les bouts de bois morts
2. Secouer le sable.
3. Regarder sur les bords de la rivière.

Après la récolte des invertébrés, place à l’analyse.

Nous avons trouvé des larves de trichoptères, des larves de gammares, des larves d’éphémères, des larves de perles. C’est bon signe, la rivière n’est pas polluée du tout.

C’était une journée superbe.

Merci à tous ceux qui l’ont organisée.